Déclaration du FONADH sur la crise Mauritanienne


Très tôt la Société Civile, enracinée dans la quête de la paix et de la justice en Mauritanie et à travers le Monde, s’est préoccupée et inquiété du développement d’une crise au sein de la classe politique de notre pays.

Cette crise menace les acquis, encore fragile de démocratie, de justice et de paix sociale, amorcés par les événements du 03 août 2005, qui ont suscité un immense espoir de nation réconciliée, orientée vers le relèvement des défis qui l’assaillent : violations graves des droits humains (esclavages, déportation, passif humanitaire….), impunité, corruption, sous développement, absence de justice sociale.

Cette situation incompatible avec le fonctionnement démocratique et républicain devait pouvoir trouver son dénouement dans la concertation et le dialogue ente les différents protagonistes pour la sauvegarde des institutions dans l’intérêt du peuple mauritanien.

Malheureusement, le 06 août, certains officiers supérieurs ont pris le pouvoir en déposant le Président de la République démocratiquement élu par le peuple mauritanien.

Ce coup d’état remet en question tous les acquis démocratiques conquis par le peuple mauritanien.

C’est pourquoi, le FONADH, attaché aux valeurs démocratiques :

    • Condamne fermement toute prise de pouvoir par la force,
    • Exige la libération immédiate et inconditionnelle du Président de la République,
    • Réaffirme son attachement à la préservation des acquis démocratiques ayant permis à notre pays d’être cité en exemple dans le monde arabe et africain, ainsi que leur raffermissement,
    • Réaffirme son attachement à consolidation de l’unité nationale et de la paix sociale,
    • Demande le retour sans tarder à une vie constitutionnelle pour garantir la construction de l’Etat de droit.

Fait à Nouakchott, le 12 août 2008





Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | Mcoul | Wara | SPIP