Gestions des mines d’or au Mali Combien le Mali gagne à Sadiola, Loulo, Morila, Siama ?


Publier tout ce qu’il y a comme ressources fiscales et inscrire les recettes de l’or au budget de l’Etat est une nécessité pour CAD-Mali. La présidente de cette ONG, Mme Touré Aminata Barry a dégagé les préoccupations et les combats que la coalition des alternatives pour le développement même dans ce sens. C’était lors de la conférence de presse tenue le 22 avril 2009 à la maison de la presse.

Le décollage économique n’arrive pas à se faire dans les pays producteurs d’or. Et pourtant, nos Etats ont réussi à attirer les compagnies minières internationales par des mesures fiscales, économiques et douanières incitatives très avantageuses pour les multinationales. Le Mali n’échappe à la règle. Selon Mme Touré Aminata Barry, la coalition veille sur l’exploitation de nos ressources. Elle a indiqué qu’il faut une transparence dans la gestion des recettes de l’or. Aucune information n’est disponible concernant la gestion des recettes de l’or a dit Mme Touré Aminata Barry.

C’est pourquoi, elle a suggéré que les recettes soient inscrites au budget de l’Etat. La bonne gouvernance qui implique la transparence, la participation, la redevabilité n’est pas de mise au Mali. Les droits de nos communautés ne sont pas pris en compte. Selon la présidente de CAD-Mali, son ONG s’est appuyé sur quelques organisations de la société civile pour mener des activités dans les zones minières. « Le trésor caché » a été un deuxième rapport que CAD-Mali a produit pour montrer la multiplicité des taxes est impôts des mines au Mali.

Mais la transparence n’apparaît pas dans la gestion de ces recettes. D’ailleurs bien que les députés soient constitués en réseau dans les sites miniers, les communautés ont du mal à avoir leurs droits. C’est pourquoi, Mory Moussa Konaté de Seco-Ong dira qu’ils sont désormais un consortium de 180 ONG maliennes. Ce collectif a-t-il indiqué a opté pour l’environnement. L’Ong a mis en place un groupe thématique appelé graine. Et, un programme national avec le ministère est en train d’être mis en place pour faire de la société civile les acteurs de l’environnement en renforçant leur capacité.

Selon lui, pour que l’or puisse briller pour les populations, l’harmonisation des textes de la Cedeao avec ceux de nos pays est une nécessité. Ceci sera sûrement bénéfique pour les populations. Car les directives de la Cedeao prévoient les investisseurs nationaux. Pour ce faire, notre pays bénéficiera d’une grande part des taxes. Là, la commune, le cercle, la région doivent bénéficier des patentes ont dit les conférenciers. Au Mali, l’on doit encore s’impliquer pour une gestion transparente de l’or ont indiqué les conférenciers.

Fakara Faïnké





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